Que pouvez-vous faire pour l’aider?
Une femme de votre entourage est victime de violence… Que pouvez-vous faire pour l’aider?
Prenez soin de votre amie ET de vous-même :
ÉCOUTEZ-LA. De tous les gestes que vous pouvez faire, il s’agit probablement du plus important et aussi du plus utile. Laissez-la se confier sans l’interrompre ou porter de jugement.
CROYEZ-LA. Dites-lui que la violence qu’elle subit n’est pas de sa faute et qu’elle n’est pas responsable du comportement de son partenaire. Dites-lui qu’elle ne mérite aucunement de subir de mauvais traitements.
SACHEZ RECONNAÎTRE LES SIGNES PRÉCURSEURS de la violence. Aidez-la à reconnaître la violence dont elle est victime en lui posant des questions sur sa situation actuelle. Aidez-la à réaliser que ce qu’elle subit n’est pas acceptable. Suggérez-lui d’élaborer un plan de sécurité.
VANTEZ SA FORCE MORALE. Soulignez les efforts qu’elle fait pour prendre soin d’elle. Ne l’encouragez pas à continuer à fréquenter son partenaire, mais ne la jugez pas parce qu’elle poursuit sa relation.
PROTÉGEZ SA VIE PRIVÉE. Discutez avec elle dans un endroit sécuritaire et tranquille. Respectez son droit à la confidentialité si c’est ce qu’elle souhaite lorsqu’elle se confie à vous.
CONNAISSEZ VOS PROPRES LIMITES. La violence est une chose sérieuse. Vous ne pouvez pas « sauver » votre amie. Faites-vous conseiller par un intervenant spécialisé en violence familiale et encouragez-la à faire de même. Donnez-lui le numéro de téléphone des Services aux victimes ou d’une maison d’hébergement, et encouragez-la à parler de la violence qu’elle subit avec le personnel de ces organismes. Offrez-lui de l’accompagner si elle veut aller parler à quelqu’un en qui elle a confiance. Ne vous offusquez pas si elle refuse votre aide ou si elle ne veut pas discuter de sa situation avec vous.
OFFREZ VOTRE AIDE. Vous pouvez l’accompagner à une maison d’hébergement ou au bureau des Services aux victimes. Offrez-lui votre aide relativement au transport ou au logement.

PRENEZ SOIN DE VOUS. Les parents, les enfants et les amis des personnes victimes de violence peuvent également être traumatisés relativement à la situation. Veillez à ce que votre sécurité et celle de votre amie ne soient pas compromises. Si vous avez le sentiment de ne pas être à la hauteur ou si vous-même avez peur, demandez de l’aide. Parlez à quelqu’un faisant partie d’un organisme d’aide dans votre collectivité. Si votre amie demande une ordonnance préventive, vous pouvez faire ajouter votre nom à la liste des personnes avec qui l’agresseur a « interdiction d’entrer en contact ».
Passez des messages clairs :
- la violence n’est jamais acceptable; sa sécurité et celle de ses enfants passent avant tout;
- la violence envers les femmes est un crime;
- elle n’est pas la cause de la violence;
- le partenaire violent est entièrement responsable de ses actes;
- elle n’est pas responsable du comportement de son partenaire et elle ne peut rien y changer;
- la violence n’est pas une perte de contrôle, mais plutôt un moyen d’exercer un contrôle.
Autres façons de l’appuyer :
- aidez-la à préparer un plan de sécurité;
- encouragez-la à prendre ses propres décisions;
- concentrez-vous sur son bien être au lieu de critiquer son agresseur : il se pourrait qu’elle ait encore des sentiments pour lui;
- croyez-la et ne la jugez pas;
- informez-vous sur les ressources disponibles dans sa collectivité (voir la liste des ressources);
- ne lui demandez pas pourquoi elle reste dans cette relation;
- faites-lui comprendre qu’il n’y a pas de solutions faciles, mais que le changement est possible;
- discutez des diverses alternatives qui s’offrent à elle et laissez-la décider laquelle est la meilleure pour elle;
- dites-lui que vous serez à ses côtés, peu importe la décision qu’elle prendra; soyez patiente si elle est déconcertée ou incertaine de ce qu’elle doit faire;
- respectez ses décisions.

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