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Victimisation secondaire

Qu’est-ce que c’est? 
Ce dont les victimes peuvent avoir besoin
Reprendre sa vie en main

 


     

Nous remercions l’organisme suivant de nous avoir permis d’utiliser le cercle du créateur :

Mending the Sacred Hoop
202, rue Superior Est
Duluth, MN 55802
Tél. : 218-722-2781
www.duluth-model.org

 

Qu'est-ce que c'est?

Il est question de victimisation secondaire lorsqu’une victime de violence familiale ou sexuelle parle de l’agression subie et qu’elle revit son traumatisme par l’intermédiaire des paroles ou des gestes des fournisseurs de services, des membres de la famille, des « amis » ou d’autres personnes de la collectivité. Cette « nouvelle agression » aggrave les souffrances de la victime, car elle augmente le pouvoir de l’agresseur tout en diminuant celui de la victime. Il peut y avoir plusieurs causes à cette victimisation secondaire, notamment :

  1. Incrédulité et déni : Les gens sont souvent portés à minimiser ce qu’a vécu la victime ou à ne pas croire que l’agression a eu un effet à ce point négatif sur sa vie. « Elle fait toute une histoire avec rien… Je ne crois pas que cela ait été si terrible. »
  2. Rejet du blâme sur la victime : Les gens peuvent dire que la victime est responsable de ce qui lui est arrivé; la victime est ainsi portée à se blâmer et à se dévaloriser davantage. « À fréquenter ce genre de gars, à quoi s’attendait-elle? C’est de sa faute. »
  3. Critiques : Elles surgissent lorsque les gens portent un jugement sur une victime qui a des réactions normales par suite d’une situation traumatisante.
    Par exemple :

    • Ridiculiser la victime ou la traiter avec condescendance.
    • Ne voir dans la détresse de la victime qu’un indice des problèmes qu’elle a. « C’est une hystérique. Faut pas croire tout ce qu’elle raconte. »
    • Dire que par ses réactions, la victime ne cherche qu’à attirer l’attention ou la compassion ou à obtenir une compensation financière.
    • Appuyer l’agresseur aux dépens de la victime. Priver la victime de soutien et de compréhension.

On peut trouver le texte original anglais à l’adresse www.Victiminfo.ca. Sa publication a été autorisée par le Victim Services Committee of Leeds and Grenville.


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Ce dont les victimes peuvent avoir besoin lorsqu’elles cherchent de l’aide : S.O.U.T.I.E.N 

S

Services offerts – Les victimes ont besoin de savoir quels sont les services et les choix qui s’offrent à elles. Ces renseignements devront probablement être répétés à quelques occasions et de différentes façons – une personne en état de choc a plus de difficulté à tout saisir en une seule fois.

O

Ouverture d’esprit et compréhension – Les victimes ont besoin de parler à des personnes qui écouteront ce qu’elles ont à dire et comprendront ce qu’elles ressentent, sans porter de jugement de valeur. Le respect et la compréhension, contrairement à la critique et au blâme, aident la victime à retrouver sa dignité.

U

Urgence – Les victimes ne doivent pas ressentir d’urgence relativement à la situation qu’elles vivent. Elles doivent prendre tout le temps dont elles ont besoin pour décider ce qu’il convient de faire.

T

Tendresse – Les victimes ressentent parfois de la colère face à la menace soudaine et imprévisible qui plane sur leur sécurité ou leur vie et sur laquelle elles n’ont aucun contrôle. Il se peut qu’elles déchargent cette colère sur les personnes qui essaient de les aider. Ne le prenez pas de façon personnelle et parlez-leur avec compassion et tendresse.

I

Isolement et choc – Les victimes ont tendance à s’isoler lorsqu’elles subissent un choc psychologique. Elles ont besoin de se faire dire que ce n’est pas de leur faute et que personne ne mérite d’être agressé.

E

Enclenchement du processus et franchise – Qu’il s’agisse de l’enclenchement du processus de justice pénale ou de counseling, les victimes ont besoin d’une réponse franche à la question qu’elles se posent : « Qu’est-ce qui va m’arriver maintenant? » Comme la situation est habituellement stressante, le fait de connaître les étapes qu’elles auront à franchir diminue leur degré d’anxiété.

N

Normalisation de leur situation – Les victimes d’un crime ont besoin de retrouver un sentiment de sécurité, car bien souvent, elles se sentent impuissantes, vulnérables et craintives. La phrase entendue le plus souvent est : « Je n’arrive pas à croire que ça m’est arrivé! » Il faut rassurer les victimes, les écouter et les soutenir.

   

On peut trouver le texte original anglais à l’adresse www.Victiminfo.ca. Sa publication a été autorisée par le Victim Services Committee of Leeds and Grenville.

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Reprendre sa vie en main

Reprendre sa vie en main après avoir été victime d’une agression est difficile et épuisant. Il s’agit toujours d’une période chargée d’émotion comportant des hauts et des bas. Pour la plupart des victimes, un nouveau sentiment d’équilibre peut finalement naître en elles, mais cela peut prendre beaucoup de temps et s’avérer très difficile. Pour certaines victimes, les groupes de soutien et des séances de counseling ont un effet salutaire, car elles y trouvent le soutien qui les aide à tourner la page.
Le chemin menant à la guérison peut être long, surtout si la famille, les amis et les fournisseurs de services sont impatients d’en finir et ne font pas preuve de compréhension.

Paroles blessantes pouvant être adressées
à la victime ou colportées à son sujet :

Comment y répondre de manière
à soutenir la victime :

« Pourquoi ne part-elle pas tout simplement? »

« Pourquoi la retient-il? » ou
« Comment pourrais-je l’aider? »

« Il ne l’a pas fait intentionnellement, il était ivre »

« La violence est inexcusable » ou
« Il doit apprendre à être responsable de ses actes »

« À quoi a-t-elle bien pu penser? »

« C’est difficile de garder la tête froide quand tu as peur »

« Elle n’est pas une bonne mère »

« Pas facile de s’occuper des enfants quand tu te bats pour ta survie »

« Pourquoi n’arrive-t-elle pas à oublier tout ça? »

« La douleur est trop profonde – il faut beaucoup de temps et de soutien pour arriver à se sentir mieux. »

On peut trouver le texte original anglais à l’adresse www.Victiminfo.ca. Sa publication a été autorisée par le Victim Services Committee of Leeds and Grenville.

 

 

12/23/2011 8:32:40 AM