Contact Us | Site Map |

Comment aider une femme victime d’agression sexuelle

Bon nombre de femmes qui ont été victimes d’agression sexuelle affirment qu’il leur importait d’avoir auprès d’elles une personne neutre et positive à qui elles pouvaient se confier. Si vous êtes cette personne, tâchez de :

  • l’écouter;
  • lui dire que vous croyez ce qu’elle dit;
  • la rassurer en lui disant que ce qui est arrivé n’est pas sa faute;
  • faire preuve d’empathie envers elle;
  • reconnaître ses sentiments;
  • respecter ses choix;
  • lui rappeler ses forces;
  • ne pas exercer de pression sur elle.

Mythe : les agressions sexuelles sont rares et ne surviennent pas dans ma communauté.

Réalité : le Comité canadien sur la violence faite aux femmes a évalué que deux Canadiennes sur trois ont été victimes d’une agression sexuelle. Au Yukon, les taux d’agressions sexuelles signalées sont trois fois plus élevés qu’au pays.

LES SENTIMENTS QU’ELLE PEUT ÉPROUVER

Elle peut craindre que les gens ne la croient pas. Elle peut redouter que l’on rejette la responsabilité de l’agression sur elle :

Dites-lui que vous croyez ce qu’elle dit et qu’elle n’est nullement responsable de l’agression. Elle peut vouloir discuter de sa crainte que les gens qui comptent le plus pour elle (c’est-à-dire sa famille, son partenaire ou ses amis) ne croient pas ce qu’elle dit. Elle peut souhaiter qu’une personne de confiance l’aide à y faire face. Il est important que des gens la soutiennent et croient ce qu’elle dit. Si vous êtes l’une de ces personnes, vous voudrez sans doute lui fournir de l’information sur les services de soutien locaux.

Elle peut craindre que l’agresseur :

  • apprenne qu’elle a fait part de l’agression à quelqu’un et qu’il veuille donc l’attaquer de nouveau;
  • fasse du tort à ses enfants ou à un membre de sa famille;
  • l’assassine.

Elle peut hésiter à recevoir un soutien et des soins médicaux.

La décision de recevoir un soutien et des soins médicaux lui revient. Elle a le choix de consulter un médecin ou une infirmière, qu’elle signale l’agression à la GRC ou non.

Il peut lui paraître difficile de parler de l’agression à un médecin ou à une infirmière, mais elle doit savoir que ceux-ci sont en mesure de lui fournir le soutien et les soins médicaux dont elle a besoin et de l’orienter vers des services spécialisés. Ils peuvent soigner ses blessures, l’examiner afin de déterminer si elle a contracté une infection sexuellement transmissible et lui donner des médicaments.

Elle peut hésiter à signaler l’agression à la GRC.

La décision de signaler l’agression à la GRC lui revient. Elle peut préférer ne pas avoir à se soumettre à un interrogatoire de la GRC ni à un procès. Elle doit savoir qu’elle a le droit d’en prendre elle-même la décision. Pour faire un choix éclairé, elle a besoin d’être renseignée adéquatement.

L’agression sexuelle l’a privée de sa liberté de choisir. Une partie importante de sa guérison consiste à reprendre ce pouvoir. C’est pourquoi elle doit être la personne qui décide de la suite des événements. Vous pouvez lui apporter un soutien en l’écoutant, en croyant ce qu’elle dit et en lui fournissant de l’information.

TRAUMATISME D’UNE AGRESSION SEXUELLE ET IMPACTS ÉMOTIONNELS

Une femme qui a été victime d’agression sexuelle peut ressentir des effets physiques et avoir de vigoureuses réactions émotionnelles. Une agression sexuelle est un acte de violence et de contrôle. Soutenir une victime d’agression sexuelle peut l’aider à contrecarrer ces effets. Pour ce faire, écoutez-la, croyez ce qu’elle dit et rappelez-lui ses forces.

À la suite d’une agression sexuelle, la victime passe généralement par un processus en trois étapes. La durée de chaque étape dépend de son histoire personnelle et de ses stratégies d’adaptation ainsi que des ressources dont elle dispose et du soutien reçu.

1. Première étape – Désorganisation et crise (La victime peut franchir cette étape immédiatement ou quelques jours après l’agression.)

Le traumatisme de l’agression peut engendrer les réactions physiques suivantes :

  • douleur;
  • contusions (« bleus »);
  • maux de tête;
  • fatigue;
  • difficulté à dormir, cauchemars;
  • nerfs à fleur de peau;
  • problèmes d’estomac;
  • nausée;
  • infections;
  • tension;
  • troubles alimentaires;
  • difficulté à se concentrer.

Le traumatisme de l’agression peut engendrer les réactions émotionnelles suivantes :

  • peur de la violence physique ou de la mort;
  • embarras;
  • colère;
  • soif de vengeance;
  • évitement, retrait;
  • sentiment de culpabilité;
  • sentiment de saleté;
  • anxiété, panique;
  • sentiment de reconnaissance d’être encore en vie;
  • sentiment d’être laissée dans l’attente des résultats de ses examens médicaux.

2. Deuxième étape – Réorganisation (La victime peut franchir cette étape des semaines ou des mois après l’agression.) Elle parvient à vouloir prendre des décisions personnelles et à en être capable. Elle peut vouloir revenir à son ancienne vie ou y apporter des changements afin d’en commencer une nouvelle. Elle peut :

  • continuer de mener son ancienne vie sans y apporter de changements et faire comme si rien ne s’était passé;
  • déménager, dans l’espoir de se sentir plus en sécurité ailleurs;
  • remplacer son numéro de téléphone personnel par un numéro confidentiel.

3. Troisième étape – Réintégration (La victime peut franchir cette étape des mois ou des années après l’agression.) Elle peut se sentir capable de maîtriser ses peurs et ses autres réactions émotionnelles. Elle peut éprouver un sentiment de contrôle de sa vie et de son avenir.

Une femme qui a été victime d’agression sexuelle a besoin de soutien et d’encouragement à toutes ces étapes. Si elle vous fait assez confiance pour vous relater l’agression dont elle a été victime, écoutez-la, croyez ce qu’elle dit et rappelez-lui ses forces.

OPTIONS ET INFORMATION EN MATIÈRE DE CONSULTATION MÉDICALE ET DE SIGNALEMENT À LA GRC

La décision de consulter un médecin ou une infirmière et de signaler l’agression à la GRC revient à la victime. Parler à quelqu’un d’une agression sexuelle peut être difficile, mais l’infirmière et le médecin peuvent fournir des renseignements médicaux importants. La victime peut exprimer le désir de voir une femme médecin. Sa demande sera satisfaite dans la mesure du possible.

Un médecin ou une infirmière peuvent soigner ses blessures, l’examiner afin de déterminer si elle a contracté une infection sexuellement transmissible et lui donner des antibiotiques.

La victime d’agression sexuelle peut demander à un médecin ou à une infirmière de subir un test :

  • de VIH;
  • d’hépatite B, C et peut-être A;
  • de syphilis;
  • de gonorrhée;
  •  de chlamydia;
  • de grossesse.

Le médecin ou l’infirmière lui communiquera la plupart de ses résultats de sept (7) à dix (10) jours après les tests. Un test de grossesse donne un résultat immédiat, mais ne peut indiquer si une grossesse a résulté d’une agression sexuelle récente. Il faut compter de neuf (9) à quatorze (14) jours pour obtenir un test de grossesse positif après un rapport sexuel. Sauf si la victime le souhaite ou si le test d’hépatite B ou C ou de VIH est positif, les résultats aux examens ne seront pas envoyés à son médecin de famille. Le médecin ou l’infirmière communiquera avec la victime si elle doit se soumettre à des tests à nouveau dans trois (3) ou six (6) mois.

La victime d’agression sexuelle a le droit de demander au médecin ou à l’infirmière de :

  • lui donner des antibiotiques contre les infections transmises sexuellement;
  • lui administrer les vaccins contre l’hépatite;
  • lui donner un contraceptif oral d’urgence (la « pilule du lendemain »);
  • compléter la trousse de prélèvement dans les cas d’agression sexuelle (Il s’agit d’une trousse servant à recueillir des éléments de preuve que la victime peut utiliser si elle souhaite engager des poursuites. Cet ensemble est offert seulement dans les hôpitaux et les centres de santé communautaire. Pour compléter cette trousse, il peut être nécessaire de prélever des échantillons de cheveux ou de poils et de sang et de procéder à un examen interne. Pour plus d’information à ce sujet, adressez-vous à un médecin ou à une infirmière.).

Les examens et les traitements (les antibiotiques contre les infections transmises sexuellement et les contraceptifs oraux d’urgence) sont gratuits.
 
La victime peut désirer engager des poursuites en signalant l’agression à la GRC. Elle peut cependant consulter un médecin ou une infirmière même si elle décide de ne pas signaler l’agression à la GRC.

Mythe : les agressions sexuelles n’arrivent jamais aux hommes.

Réalité : tout le monde peut être victime d’agression sexuelle, mais la plupart de ces abus sont commis par les hommes sur les femmes.

OPTIONS ET INFORMATION EN MATIÈRE DE CONSULTATION MÉDICALE ET DE SIGNALEMENT À LA GRC

Option 1

  • Ne pas signaler l’agression ET
  • Ne pas recevoir de soutien et de soins médicaux.

    La victime n’est pas obligée de consulter un médecin et de signaler l’agression. Il s’agit de son droit. Elle doit cependant être au courant des risques encourus, comme des blessures internes, une grossesse non désirée, des infections sexuellement transmises, le VIH ainsi que de possibles réactions émotionnelles.

Option 2

  • Signaler l’agression à la GRC ET
  • Recevoir un soutien et des soins médicaux ET
  • Compléter la trousse de prélèvement dans les cas d’agression sexuelle.

    Il est important de compléter la trousse immédiatement, car la plupart des éléments de preuve disparaissent après 72 heures. Pour ce faire, il faut se rendre à l’hôpital ou dans un centre de santé communautaire.Il faut prévoir trois heures pour prélever les échantillons.Pendant ce temps, la victime peut se sentir épuisée, confuse et vulnérable. L’infirmière ou le médecin peut mettre un terme aux prélèvements, à la demande de la victime; seule une partie des prélèvements peut être effectuée, si la victime le préfère.

Option 3

  • Recevoir un soutien et des soins médicaux ET
  • Ne pas signaler l’agression à la GRC.

    La victime peut choisir l’endroit où recevoir un soutien et des soins médicaux. L’infirmière ou le médecin pourra soigner ses blessures et traiter ses maladies. Elle a tout à fait le droit de NE PAS signaler l’agression à la GRC. Il importe d’aider la victime à comprendre qu’elle n’est nullement responsable de l’agression et que son bien-être doit primer.

Option 4

  • Recevoir un soutien et des soins médicaux sans compléter la trousse de prélèvement dans les cas d’agression sexuelle ET
  • Attendre avant de signaler l’agression à la GRC.

    La victime peut choisir de recevoir du soutien et des soins médicaux à l’endroit et au moment où elle le désire. Elle n’est pas obligée de compléter la trousse de prélèvement dans les cas d’agression sexuelle. Si elle décide d’attendre avant de signaler l’agression à la GRC et qu’elle ne complète pas la trousse, des éléments de preuve seront perdus. Dans ce cas, la prononciation d’une condamnation sera moins probable.

Option 5

  • Demander à une personne de confiance de signaler l’agression à la GRC ET
  • Recevoir un soutien et des soins médicaux.

    Un intervenant des services aux victimes ou une autre personne choisie par la victime peut signaler l’agression à la GRC à la place de la victime. La GRC collectera de l’information sur l’agresseur et s’en servira dans des enquêtes ultérieures.

Option 6

  • Recevoir un soutien et des soins médicaux ET
  • Signaler l’agression à la GRC sans l’intention d’engager des poursuites.

    La victime peut choisir de recevoir un soutien et des soins médicaux à l’endroit et au moment où elle le désire. Seule ou accompagnée d’un intervenant des services aux victimes ou d’une personne en qui elle a confiance, la victime peut contacter la GRC pour lui communiquer de l’information sur l’agression sans l’intention d’engager des poursuites. La GRC consignera cette information. Dans ce cas, la victime n’a pas à émettre de déclarations filmées ou écrites. La GRC sera mise au fait des actes de l’agresseur et l’information divulguée n’apparaîtra qu’ultérieurement dans une enquête similaire. Si une enquête refait surface ultérieurement, la victime peut choisir d’émettre une déclaration afin qu’une enquête formelle ait lieu dans son cas. La GRC pourrait la contacter pour lui demander si elle accepterait de donner des éléments de preuve dans une autre affaire.

Mythe : si la victime n’a pas dit « Non », il n’y a pas eu d’agression sexuelle.

Réalité : il s’agit bel et bien d’une agression sexuelle si de l’intimidation ou des menaces ont été utilisées. Il s’agit toujours d’une agression sexuelle si la victime n’est pas libre émotionnellement, physiquement ou mentalement de dire « non » ou si elle a perdu connaissance.

Mythe : les agressions sexuelles sont commises seulement par des inconnus de la victime.

Réalité : plus de 80 % des agressions sexuelles sont commises par une personne connue de la victime.

FAIRE INTERVENIR LA GRC

La GRC est composée d’enquêteurs qui examinent les plaintes d’agression sexuelle en interrogeant les victimes et en recueillant d’autres renseignements. Ces enquêteurs doivent respecter les procédures judiciaires afin de s’assurer de collecter des éléments de preuve admissibles et pertinents.

La décision de faire intervenir la GRC revient à la victime. Si elle désire communiquer avec les enquêteurs de la GRC, elle peut être accompagnée d’un ami ou d’une autre personne de confiance (qui n’est pas un témoin direct de l’agression sexuelle) lors de l’interrogatoire. L’ami ou la personne de confiance en question pourrait être appelé(e) à témoigner en cour.

Les enquêteurs de la GRC demanderont à la victime si elle accepte :

  • d’émettre une déclaration filmée, enregistrée ou écrite dans laquelle elle relate ce qui est arrivé dans ses propres mots (la victime n’a pas à s’en faire si elle oublie le contenu de sa déclaration, car si l’affaire passe en cour, elle pourra la relire, la revoir ou la réentendre);
  • d’expliquer ce qui s’est passé et d’indiquer l’endroit où l’agression a eu lieu (spécifier qui est l’agresseur, où ils se sont rencontrés, qu’est-ce qui a été dit, où ils sont allés, quand l’agression est survenue et qui pourrait en témoigner);
  • de consentir à fournir des éléments de preuve comme des vêtements, des photographies, des rapports médicaux ou la trousse de prélèvement dans les cas d’agression sexuelle.

Les enquêteurs de la GRC :

  • savent que la victime sera nerveuse et se montreront compréhensifs et obligeants à son égard;
  • peuvent poser des questions qui semblent formelles et la victime pourra demander des éclaircissements ou choisir de ne pas y répondre;
  • peuvent, avec le consentement de la victime, l’orienter vers le soutien communautaire;
  • se soucient du bien-être physique et émotionnel de la victime;
  • peuvent libérer l’agresseur sous la condition qu’il n’entre pas en contact avec la victime ni avec ses enfants et qu’il ne se rende ni sur son lieu de travail ni chez elle. Si la GRC décide de ne pas libérer l’agresseur immédiatement, elle peut recommander des conditions au procureur de la Couronne. Ces conditions peuvent être ajoutées pendant l’enquête sur le cautionnement si le juge décide de remettre en liberté l’agresseur.

Mythe : il ne s’agit pas d’une agression sexuelle si la femme accepte au départ puis change d’idée et demande à l’homme de s’arrêter.

Réalité : une femme a le droit légalement de changer d’idée. Si l’homme ne s’arrête pas, il s’agit d’un crime.

LES AGRESSIONS SEXUELLES ET LE SYSTÈME JUDICIAIRE CE QUE VOUS DEVRIEZ SAVOIR

La loi interdit à une personne de forcer une autre personne à avoir des rapports sexuels non consensuels.

Bon nombre d’infractions d’ordre sexuel sont listées dans le Code criminel. Une agression sexuelle consiste en tout ce que les avocats, la GRC et les juges nomment un rapport sexuel non consensuel. Cette définition englobe plus d’actes que le terme « viol », expression qui n’est plus utilisée en droit.

Si la victime signale l’agression sexuelle aux enquêteurs de la GRC, ceux-ci pourront porter des accusations, si les arguments sont suffisamment irréfutables. Ils remettront ensuite le dossier au bureau du procureur de la Couronne. Dans ce cas, la victime n’aura pas besoin de prendre un avocat. Le procureur de la Couronne est un avocat qui représente les intérêts de toute la société. Il examinera la preuve que la GRC lui remettra afin de déterminer si les arguments sont assez solides pour procéder à une mise en accusation. Si tel est le cas, il essayera de prouver en cour devant le juge que l’accusé a commis une agression sexuelle. Le procureur de la Couronne rencontrera aussi la victime et sa personne de confiance avant le procès afin de les aider à se préparer à témoigner en cour.

Si l’affaire se rend en justice, le rôle de la victime sera celui d’un témoin. Elle devra donc expliquer ce qui s’est passé.

  • En tant que témoin lors du procès, la victime devra relater son histoire devant la salle d’audience et répondre à des questions sur sa déclaration émise à la GRC.
  • L’avocat de l’accusé (le procureur de la défense) testera la solidité de l’histoire de la victime (de son témoignage) en lui posant des questions (pendant le contre-interrogatoire). Le procureur de la Couronne doit s’assurer de la pertinence des questions adressées à la victime.
  • L’accusé sera dans la salle d’audience, ce qui pourra être difficile pour la victime. Elle pourra être accompagnée de personnes de confiance, dont un intervenant des services aux victimes qui l’aidera à se préparer à témoigner en cour.
  • Les procureurs de la défense et de la Couronne peuvent demander à d’autres témoins de porter témoignage. L’accusé n’est pas obligé de rendre témoignage.
  • Le procureur de la Couronne devra prouver « hors de tout doute raisonnable » que l’agression sexuelle est survenue.
  • Le procureur de la défense ne peut pas poser n’importe quelle question ni sur l’histoire sexuelle, médicale ou psychologique de la victime ni sur sa réputation.
    • S’il y a un verdict de culpabilité, le délinquant sexuel pourra être envoyé en prison, mais il est davantage probable qu’il sera mis en liberté sous surveillance dans la collectivité.

SERVICES ET ORGANISMES-RESSOURCES AU YUKON

  • Section de lutte contre les maladies transmissibles :
    Tests de dépistage des maladies infectieuses, prévention, traitement et soutien
    Du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 12 h et de 12 h 30 à 16 h
    4, Hospital Road (à côté du Centre Thomson Centre, à Whitehorse)
    867- 667-8323 ou 1-800-661-0408, poste 8323
  • Refuge pour femmes battues de Dawson :
    Soutien aux victimes d’agression sexuelle et orientation vers des services spécialisés
    Les membres du personnel agissent en tant que représentants et travailleurs de soutien lors des déclarations et des examens.
    867-993-5086 ou 867-993-5915
  • Centres de santé :
    Soutien et soins médicaux jour et nuit
    Dans les localités, composez l’indicatif de votre localité suivi de 4444 (xxx-4444).
  • Help and Hope For Families :
    Maison de transition de Watson Lake et maison d’hébergement pour femmes violentées :
    Maison de refuge accueillant jour et nuit les femmes et les enfants fuyant de mauvais traitements, en transition ou en crise
    Ligne d’écoute téléphonique jour et nuit, sécurité, confidentialité, représentation, information, orientation vers des services spécialisés et soutien neutre
    867-536-7233 (jour et nuit) ou hhfs@northwestel.net
  • VictimLINK (jour et nuit) :
    Soutien confidentiel sans frais, information et orientation vers des services spécialisés
    1-800-563-0808
  • La maison d’hébergement pour femmes violentées du Yukon Kaushee’s Place :
    Ligne d’écoute téléphonique et maison de refuge jour et nuit pour les femmes fuyant de mauvais traitements (dont les agressions sexuelles) et leurs enfants à charge
    Les femmes et les enfants peuvent y rester gratuitement durant une période de transition de 30 jours, puis les femmes peuvent louer un appartement individuel sécuritaire à un prix correspondant au loyer établi pour ce genre de logement par la Société d’habitation du Yukon pendant une période de six (6) mois. La Kaushee’s Place offre des services de représentation et d’approche ainsi que des services à l’enfance sur place et des services spécialisés pour les femmes de plus de 50 ans. Cette maison de transition offre également une ligne d’écoute téléphonique jour et nuit et une halte-accueil pour les femmes dans le besoin. On y trouve en outre un magasin d’articles d’occasion ouvert au public deux (2) jours par semaine.
    Téléphone : 867-633-7720
    Télécopieur : 867-668-2374
    Ligne d’écoute téléphonique : 668-5733
  • GRC :
    867-667-5555 ou 911 (à Whitehorse)
    Dans les localités, composez l’indicatif de votre localité suivi de 5555 (xxx-5555).
  • Services d’aide aux victimes :
    Counseling, information et soutien
    Du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 17 h à Whitehorse
    867-667-8500 ou 1-800-661-0408, poste 8500
    Services à temps partiel offerts à Dawson City, au 867-993-5831, et à Watson Lake, au 867‑536‑2541.
  • Centre pour femmes Victoria-Faulkner :
    Counseling, information, orientation vers des services spécialisés et soutien
    Du lundi au vendredi, de 8h30 à 17h, à Whitehorse, au 867-667-2693
  • Hôpital général de Whitehorse :
    Soins médicaux offerts jour et nuit
    867-393-8700
  • Association des services à la famille du Yukon :
    Counseling confidentiel, information, soutien, orientation vers des services spécialisés et service d’approche auprès des jeunes

    Bureau à Whitehorse : 867-667-2970
    Bureau à Dawson : 867-993-6455
    Bureau à Haines Junction : 867-634-2111
    Bureau à Watson Lake : 867-536-2330

    Des conseillers effectuent des visites régulièrement à Carcross, Carmacks, Teslin, Beaver Creek, Burwash Landing, Destruction Bay, Mayo et à Pelly Crossing.

    Pour plus d’information, veuillez téléphoner au 867-667-2970 (les appels à frais virés sont acceptés).
  • Commission des droits de la personne du Yukon :
    Fait la promotion des droits de la personne et œuvre à réduire le harcèlement et le harcèlement sexuel au travail, par un propriétaire ou quelqu’un assurant des services au public.
    Du lundi au vendredi, de 8h30 à 16h30, au 867-667-6266 ou au 1-800-661-0535

Nous remercions tout spécialement :

  • le Centre d’aide aux victimes de viol d’Ottawa;
  • le St. Stephen’s Community House;
  • les Presses de la santé de Montréal;
  • le Women against violence against women.

Mythe : un homme agresse sexuellement une femme parce que ses besoins sexuels ne sont pas satisfaits.

Réalité : bon nombre d’hommes qui agressent sexuellement les femmes ont une partenaire sexuelle. Ce n’est pas une « privation sexuelle » qui pousse les hommes à agresser sexuellement les femmes. Les hommes sont responsables de leurs actes de violence! Les femmes ont elles aussi de fortes envies sexuelles. Les hommes peuvent se maîtriser tout comme le font les femmes. Une agression sexuelle n’est pas une question de besoin sexuel, mais d’utilisation de l’intimité sexuelle pour exercer un pouvoir et un contrôle sur l’autre.

VictimLINK 1-800-563-0808

Mythe : une femme victime d’agression sexuelle a provoqué son agresseur par son habillement ou sa conduite.

Réalité : une femme victime d’agression sexuelle n’en est jamais responsable. L’habillement, la chevelure ou la conduite d’une femme ne constitue d’aucune façon une invitation à la violer. Les hommes sont en mesure de se maîtriser comme le font les femmes.

Parcourez la présente brochure et découvrez les mythes et les questions au sujet de l’agression sexuelle.

Mythe : un époux ou un partenaire a le droit de forcer sa femme ou sa conjointe à avoir un rapport sexuel.

Réalité : une agression sexuelle est un acte de violence que certains petits amis ou époux utilisent pour exercer un pouvoir et un contrôle sur leur petite amie ou épouse.

Cette information a été adaptée et révisée de façon à refléter les services offerts au Yukon en date du mois d’octobre 2006.

 

 

Previous Page Back to Top Last Updated 16-01-2007